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Réponses du Front National

Philippe Herlin, membre de la Commissions d'action présidentielle (CAP) de Jean-Marie Le Pen, a pris le temps de répondre aux questions de Technopol et sera présent vendredi au débat public.

     
  QUESTIONNAIRE TECHNOPOL



1) Quelle est votre opinion sur les musiques et cultures électroniques ?

Ca fait partie de la musique ! Il y a de très belles choses, de Déserts de Varèse jusqu’à la BO de Lost in translation par exemple.

2 ) Avez-vous un programme musiques actuelles ?
Oui, nous avons un programme concernant la création (aides, intermittents, etc, voir le site philippeherlin.com)

3) Intégrerez-vous cette esthétique musicale à votre politique sur les musiques actuelles ?
Un programme politique ne doit pas raisonner en fonction d’esthétiques, l’Etat doit rester neutre.

4) Ne pensez vous pas qu’un équilibrage des aides publiques en faveur des musiques actuelles s’impose encore ?
Nous considérons que les subventions doivent tenir compte de la fréquentation du public plutôt que d’être décidées dans une complète opacité comme c’est le cas actuellement, c’est donc le public qui doit avoir le dernier mot.

5) Les musiques électroniques existent depuis plus de 20 ans. Pourtant, l’artiste, le DJ, qui s’exprime sous la forme de mix, n’est pas encore éligible comme profession artistique. Pensez vous que le DJ est un artiste à part entière et que le mix est une forme d’interprétation artistique à part entière ?

Oui.

6) Pensez vous qu’Internet est un média, au même titre que les ondes hertziennes que la radio et la TV utilisent ? Si oui, quel cadre adopteriez-vous pour la diffusion des contenus audiovisuels sur la Toile ?

Oui Internet est un média. Nous sommes favorables à l’abrogation de la loi DADVSI et à la mise en place de la licence légale. Il faut garantir à la fois le droit d’auteur et la liberté d’échange entre personnes privées.

7) Les quotas de chansons francophones ont permis à la France de préserver son marché, mais empêchent une part non négligeable de la production (électronique) réalisée en France d’être visible dans les médias. Quelle solution pouvez-vous apporter à ce problème ?

Les quotas de chanson francophones relèvent d’une logique de préférence nationale, donc nous y sommes favorable. Mais ce principe de préférence nationale doit concerner tous les artistes français, et pas seulement les chanteurs, donc d’accord pour intégrer les musiques électroniques.

8) Les musiques électroniques ont apporté une nouvelle forme de soirées appelées aussi les raves. Ces dernières sont basées sur la réutilisation de lieux industriels en lieu festif. Aujourd’hui le manque de lieux pour faire des soirées électroniques en France est évident. Seriez-vous prêts à réfléchir à l’élaboration d’une nouvelle forme de collaboration entre lieux industriels, patrimoniaux et acteurs culturels ? Comme, par exemple, la possibilité de louer des lieux non ERP « plus facilement » tout en garantissant la sécurité du public ?

Les « raves » doivent respecter le principe de la propriété privée, elles doivent pourvoir à tous leur frais (ce n’est pas à la préfecture, donc l’Etat, de faire le nettoyage par exemple !) et interdire tout trafic de drogue (les raves sont souvent des supermarchés de drogues !), à ces conditions, des fêtes électroniques sont possibles.

9) Pensez vous que le disque est uniquement un objet industriel ? Le livre a fait l’objet d’un consensus dans les années 80 pour le prix unique du livre et la sauvegarde des détaillants culturels. Aujourd’hui, le disque paye le prix fort de ce choix politique (plans sociaux dans les maisons de disque, disparition des disquaires spécialisés, etc.).

Il faut raisonner sur le marché global de la musique (CD + DVD + téléchargement + concert) plutôt que de se focaliser sur un segment. Les maisons de disques devraient plus s’intéresser à Internet…

10) La France a une législation sur le salariat de l’artiste dans le spectacle vivant qui est très avantageuse quand les conditions économiques sont réunies, mais qui est un frein à l’expression artistique des amateurs et/ou des artistes, organisateurs et techniciens ayant choisi le secteur non marchand. Quelle facilité donneriez-vous au secteur non-marchand de la culture pour exister sans être une concurrence déloyale au secteur marchand ?

Nous défendons bien sûr les pratiques amateurs, mais dès qu’il y a un événement public donnant lieu à rémunération, il faut clarifier les choses entre professionnels et amateurs de façon à éviter toute inéquité.

Le 13 avril 2007



Philippe Herlin

Responsable du CAP Culture pour la campagne présidentielle de JEAN-MARIE LE PEN

Plus d'infos ici
 
     
       

Dernière modification : 23-05-2007 11:11
 
Contenus : Association Technopol – Graphisme : Marie Heyndrickx – Technique : Antoine Librizzi
 
 
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