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Les maux des teknivaux.

Le teknival qui aura lieu ce week end en Bretagne, le teknoz, agite le paysage local et attire l'attention des médias. Plus qu'une question de "Pour" ou "Contre", le teknival interpelle la scène électro sur les dangers de l'amalgame entre toutes les formes de fête techno. En toile de fond, il met aussi à jour une politique incohérente et schizo des pouvoirs publics qui encadrent un teknival mais qui ne facilitent pas les soirées légales et de moyenne ampleur.

     
 

TeknozLe 30 juin démarre le teknival de Bretagne, aussi appelé Teknoz. Ce dernier doit se tenir sur l'aérodrome de Vannes-Meucon (Morbihan) situé dans la commune de Monterblanc. 40 000 teufeurs sont attendus.


La tenue du teknival a déclenché une vive polémique entre élus, préfet, et habitant. Les adhérents de Technopol aussi réagissent.

Qu'en penser ?

A 3 jours de l'événement, il nous apparaît essentiel que le teknival doit se dérouler pour accueillir le public qui dans tous les cas se déplacera en nombre. De plus, il est évident que vu le gigantisme de cet événement, un encadrement est préférable que rien du tout.

Cependant la tenue de ce teknival pose encore plusieurs problèmes de fond :

- le teknival ne représente pas l'ensemble de la scène électronique et malheureusement il fait peser sur l'ensemble de cette scène une image unique, qui ne correspond pas à la diversité des soirées. Le teknival a beau être un événement exceptionnel, il n'en reste pas moins que les images qu'il renvoit de la techno restent permanentes dans l'esprit des gens : public, pouvoir public et médias.

La confusion entre raves, soirées techno, free party, teknival est réelle. Sur le terrain, les pouvoirs publics et les médias mélangent les termes. Ainsi, le festival de l'asso Hadra, pourtant déclaré et légal a été pris pour un teknival et a déclenché une pétition contre le festival. Technopol via nos diverses réunions avec l'AMF (asso des maires de France) et aussi via le guide de la fête www.guidedelafête tente d'éclaircir le plus efficacement possible les terminologies, les différents types de soirées et les législations afférentes.

- le teknival symbolise à lui seul la politique incohérente du gouvernement et du ministère de l'Intérieur.
Et Technopol ne peut que déplorer cette politique qui, d'un coté encadre le teknival, mais qui par ailleurs ne facilite pas les autres types de soirées, notamment celles de moindre ampleur et surtout les soirées légales!
Quelle raison de déclarer une soirée et de satisfaire aux innombrables règles de droit fiscal et social français quand on risque une annulation à tout moment? Quand il semble qu'il est aussi simple de demander un terrain ? L'état doit pouvoir répondre à cette question autrement que par cette réponse : 'tant que vous n'êtes pas un trouble à l'ordre public, ce n'est pas notre problème !"

Le festival de l'asso Hadra, du 30 juin au 2 juillet dans les Hautes Alpes, se tiendra finalement, bien heureusement. Comme le teknival.
La différence c'est que l'amalgame avec le teknival aura coûté à Hadra une réunion de plus en préfecture avec tous les services pour s'expliquer encore et encore... et puis aussi l'exigence que le dispositif sanitaire soit renforcé. Environ 6 000 €. A la charge d'Hadra !

La culture électronique doit vivre toute l'année et ne peut pas se résumer aux teknival ou à la techno parade !
Il faut garantir la faisabilité et la multiplication des soirées légales afin de garantir une scène diverse dans ses fêtes et dans ses couleurs musicales, mais surtout afin de garantir le développement de toute une économie : artistes, disquaires, labels, organisateurs.

Le ministère de l'intérieur en imposant un teknival impose tout sauf la culture électronique, grande absente du débat, et c'est la scène toute entière qui paye. Free comme pas free. 

 
     
       

Dernière modification : 22-03-2007 23:38
 
Contenus : Association Technopol – Graphisme : Marie Heyndrickx – Technique : Antoine Librizzi
 
 
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mcd