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Revivre l'émergence des musiques électroniques dans les années 90 grâce à l'exposition d'Olivier Degorce
Actualités
Mercredi, 05 Juillet 2017 09:29
OLIVIER DEGORCE


Acteur et témoin de l’émergence des musiques électroniques, Olivier Degorce photographie compulsivement les fêtes des années 90. Il est l’un des premiers à documenter systématiquement ces soirées électrisées par les DJs, encore très discrets, rarement placés sous les feux des projecteurs, parfois cachés parmi les " fêtards " dans des lieux secrets ou non autorisés. ELECTRO FLASH du 30 juin au 9 septembre 2017 à la Médiathèque Corderie Royale – Rochefort.



Rencontrés à leurs débuts, certains de ces DJs sont encore aujourd’hui très actifs sur la scène électronique internationale ou devenus de véritables " stars " : Laurent Garnier, Daft Punk, Carl Cox, Miss Kittin, Jeff Mills, Jérôme Pacman, Ri chie Hawtin (Plastikman), Philippe Zdar (Motorbass / Cassius), DJ Shadow, The Chemical Brothers, Superdiscount.
Témoin et acteur de l’émergence des musiques électroniques, Olivier Degorce s’est amusé, au fil des nuits depuis 1991 à photographier les Dj’s. Les photographies, prises " à la volée " avec un appareil de poche, sont à l’image de l’esprit spontané des premières raves de l’époque. Par la suite, ses contacts avec les Dj’s s’établiront de manière plus organisée, pour des portraits commandés par la presse. Réalisés dans la rue, dans des chambres d’hôtel, à Radio FG 98.2 ou chez les Dj’s eux-mêmes, ces clichés reflètent la relation de complicité, d’amitié parfois, que le photographe a pu établir avec les artistes.



Olivier Degorce


J’ai atterri dans les premières soirées Acid House vers 1987-88 à Paris. J’avais 20 ans. Ce fut un véritable choc. Cette musique n’avait aucun équivalent dans ce que ma génération avait pu entendre jusque là. Quand le phénomène des raves s’est accentué, je suis allé en soirée toujours muni d’un appareil de poche. Prendre des photos était une façon de garder une trace de ces moments uniques. J’étais là au bon moment et certainement le seul à photographier de manière systématique. Collecter des portraits de personnes jouant des disques pressés seulement à 100 ou 500 exemplaires, des vinyles sans pochette, sans visuel, me fascinait. Il y avait vraiment un truc paradoxal dans le fait de faire ces photos parce qu’on était tous là incognito, autant le public que les Djs qui se moquaient bien d’être vus ou regardés. Ces fêtes étaient totalement underground, leur organisation interdite. Ces images ont été réalisées dans des endroits qui pour la plupart n’étaient pas dédiés à la fête (entrepôts désaffectés, friches industrielles, péniches, sous des ponts de Paris). Le côté “on vient comme on est” contrastait avec les apparats des tenues des boites de nuit alors en vigueur. Je suis rarement revenu d’une soirée avec plus de quinze photos, deux ou trois d’un DJ, parfois une seule. Aucune retouche numérique n’a été effectuée, ni aucun recadrage. Ces images sont montrées telles qu’elles ont été prises ”.

Olivier Degorce (extrait du texte du catalogue " They Came, They Party’d, They Left " de l’exposition éponyme à la galerie Intervalle à Paris. Éditions Dimensions Variables , Paris, 2015


Olivier Degorce


INFOS PRATIQUES


ELECTRO FLASH
Exposition de photographies - d’Olivier Degorce
Médiathèque Corderie Royale – Rochefort
Du 30 Juin au 9 Septembre 2017
 

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