
Plusieurs mois après le vote de la loi DADVSI, l’association Technopol se réjouit d’avoir reçu un avis positif de l’ADAMI et du SNEP concernant sa proposition pour sécuriser le développement des éditeurs de webradios.
Des représentants du groupe de travail média Fréquence Électro ont également pu avoir un entretien court mais enrichissant avec un représentant de la SPEDIDAM lors du SIEL 2007 qui fera l’objet d’une prise de contact plus « poussée » avec ces derniers et enfin, ont planifié un rendez-vous avec la SCPP dans les semaines à venir.
En 2006, quelques-unes des nos actions furent largement relayées et saluées comme le lancement d’un label « diversité culturelle » ou encore une action massive de promotion des éditeurs par le biais des 150.000 exemplaires du magazine diffusé en marge de la Technoparade….
Aujourd’hui et par soucis de transparence afin d’anticiper toute polémique stérile, l’association Technopol tient à faire savoir comme elle l’a indiqué lors d’un entretien paru dans le magazine « cultures et musiques digitales », qu’elle contesterait sans réserve comme de nombreuses webradios, les accords négociés par une association « nationale » de 14 webradios.
Cet accord aborde uniquement l’aspect économique sans intégrer l’aspect culturel pourtant fondement même de ce support et reviendrait à mettre en péril de très nombreux éditeurs de webradios dont la majeure partie encouragent la promotion et la diffusion des talents n’ayant pas toujours voir jamais d’accès aux playlists des médias traditionnels.
Cette position qui reviendrait à favoriser les éditeurs ayant le plus de moyens financiers est inacceptable dans un soucis de préservation de la diversité culturelle et de la représentation de toutes les esthétiques musicales.
L’association Technopol et son groupe de travail média Fréquence Électro souhaite donc faire émerger un accord plus cohérent et prenant en compte les vraies réalités de tous les éditeurs pour permettre à ces derniers d’assurer leur développement tout en garantissant une rémunération équitable aux ayants-droits.
Parmi ses propositions, les éditeurs souhaitent avant tout que soit mis en place un interlocuteur unique comme peut l’être la SPRE pour les médias radiophoniques hertziens (voir schéma rémunération équitable ci dessous), permettant de percevoir cette rémunération et qui sera chargée de la répartir équitablement aux différents organismes représentant des ayants-droits.
Afin de définir un modèle économique viable et qui s’adaptera de fait à chaque éditeur, Technopol préconise que le mode de calcul de cette rémunération soit basé uniquement sur les revenus liés à l’activité d’édition de programmes audionumériques diffusés en continus et qu’un pourcentage en soit ainsi déduit avec l’instauration d’un montant minimum garanti permettant de sécuriser les éditeurs et tout comme les ayants-droits.
Par ailleurs, les éditeurs semblent toujours très inquiets au sujet des mesures techniques de protection sur leurs flux dont ils ne pourraient pas assumer le coût en plus de la rémunération des ayants-droits. Nombre d’éditeurs s’accordent pourtant à dire qu’ils ne sont pas des menaces pour l’industrie musicale et qu’à ce sujet, une majeure partie a noué des partenariats avec des plates-formes de téléchargement légal.
Quelque soit sa taille et son statut, Technopol affirme une nouvelle fois sa volonté sans failles de permettre à toute personne physique ou morale, de pouvoir contribuer à la promotion de toutes les esthétiques musicales et notamment électroniques.
Editeurs adhérents :
Beradio.net, Vmix.fr, FG DJ RADIO, Letsgozik.com, Electrone.net, Traxx-radio.com et Nulog.com
Contact :
Christophe Vix-Gras
