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Tsugi
Tsugi est un bien un drôle de nom pour le magazine électronique réalisé par l’ex-rédaction de Trax Magazine. Tout frais, tout neuf, le mag est en kiosque depuis début octobre et se lance dans l’aventure périlleuse d’être le référent en la matière, et ce en toute indépendance.
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Tsugi, musiques & tendances électroniques
Interview de Patrice Bardot, rédacteur en chef
Un magazine papier sur les musiques électroniques en 2007, n’est ce pas de la folie à l’heure de la dématérialisation totale des contenus ?
Mais nous sommes fous ! Ce magazine sera suivi avant la fin de l'année du lancement d'un site web. Ensuite, la consommation et la production de musique n'a jamais été aussi forte dans notre société et je crois que les gens ont besoin d'outils pour faire le tri parmi cette offre pléthorique, d'où l'utilité d'un mag comme Tsugi, qui se veut avant tout subjectif.
Quel est le crédo de Tsugi, sa profession de foi ?
C'est l'indépendance ! Tsugi est un projet financé à 100 % par ses auteurs avec l'apport de quelques amis qui ne sont ni dans la presse ni dans la finance.
Quel(s) public(s) et quelle diffusion visez vous dans les prochains mois ? À quoi tient votre équilibre financier ?
Tsugi est né le jour où nous avons échoué pour racheter Trax notre ancien magazine. Lorsque nous avons vu tous les messages de soutien sur notre blog et notre myspace, de tous ces lecteurs qui voulaient que nous poursuivions le travail accompli au cours de ces dernières années avec Trax, et bien nous nous sommes dit "allons y". Donc, d'abord nous voulons séduire ces gens là. Après si nous pouvons attirer un nouveau public, nous serions évidemment ravis.
Nous ne pratiquons ni la langue de bois, ni l'esbroufe en ce qui concerne les chiffres. Nous diffusons Tsugi à 30 000 exemplaires, si nous en vendons la moitié ce serait un gros succès dans un marché de niche. Mais en réalité nous espérons en vendre autour de 10000 exemplaires....
Les producteurs et les artistes se plaignent du manque de prescription de relais identifiés, comment allez vous répondre à leur attente ?
Euh, justement j'ai la prétention de penser que Trax au fil des ans était devenu "le" relais identifié en ce qui concerne la détection des nouveaux talents en matière de musique électronique. Vu que 80 % de l'équipe (pigistes compris évidemment) nous ont suivi, nous avons l'ambition de maintenir ce cap.
Allez vous traiter les questions d’ordre professionnelles et politiques qui se posent encore aux acteurs électroniques ?
Bien entendu, dans notre premier numéro nous faisons une enquête par exemple sur l'économie du remix. Nous allons traiter de tous les thémes de la société mais toujours en liaison avec la musique.
Que pensez vous de Technopol et de son action ?
Ah, bon mon cher Christophe, je vais être obligé de te cirer les pompes alors ! Je dirais que depuis deux ans, Technopol, dans un climat "culturel" qui n'était guère favorable aux musiques électroniques, a évolué de simple structure pour organiser la Techno Parade, qui, pour moi, n'a plus aucune utilité sociale ou politique notamment - quel intérêt d'offrir encore plus d'écho médiatique à des gens comme Bob Sinclar, Joachim garraud ou David Guetta qui posent à longueur de journées sur des abris bus ? - pour devenir une organisation très performante pour défendre les acteurs de la scène électronique et particulièrement les musiciens et DJs.
Si Tsugi était animal, quel serait il ?
Un jaguar....UR oblige !
Propos recueillis par C Vix-Gras
http://tsugi.over-blog.com/
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Dernière modification
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10-05-2008 15:37
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