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Agoria

Il est difficile de rester insensible au charme du deuxième album d'Agoria : c'est un concentré d'électronique classe avec des invités de marque.

     
 
Agoria agoria_cover.gif

Agoria « The Green Armchair » Different Recordings / Pias

Agoria alias Sébastien Devaud affirme clairement que la « french touch » dessert la production électronique française actuelle mais est arrivé à satisfaire l’appétit de 25 000 acquéreurs de son album Blossom, sorti en 2003. Ce score est remarquable en nos temps de disette discographique et signifie que le disque, matériellement parlant, n’est pas encore un support condamné à la disparition.

L’album présent est une ode psychédélique futuriste (un attachement à la vision « moderne » des musiciens de Detroit) ponctué de chansons interprétées par des figures et quelques variations instrumentales. The Green Armchair est résolument techno, profond, mélancolique mais entêtant avec ses tracks efficaces (Code 1026, Europa). Agoria se paye le luxe d’inviter à son micro d’argent Neneh Cherry, illustre bohémienne, Peter Murphy, ex chanteur de Bauhaus, Princess Superstar, la punk du hip hop américain, Scalde, artiste pop à découvrir, et Francesco Tristano, artiste mexicain et compère de Murcof. Agoria a fait sa révolution musicale, son deuil d’une certaine électronique aphone et atone et le montre.

Agoria s’affirme positivement comme l’artiste électronique promis à la meilleure carrière en France. Moins ermite qu’un Ivan Smagghe, moins compulsif que Laurent Garnier, etc., Agoria capitalise sur un travail régulier derrière les platines. Il avoue avoir fait une dizaine de gardes à vue à cause de prestations dans des fêtes alors persécutées par la maréchaussée. Constat : « Les artistes ont oublié d’où vient l’électro, il y a eu trop de luxe et de confort. ».

Désormais parrain de l’excellent festival lyonnais Nuits Sonores et peut-être nouveau résident du Sonar de Barcelone, Agoria fait sa percée dans le peloton des DJs « floor fillers ». Il court le monde civilisé de clubs en festivals, et aligne des résidences à Sao Paulo (The Edge), à Barcelone (Loft), à Paris (Rex Club) et à Lyon (la Plate Forme).

Bientôt la lune ?

Christophe Vix-Gras

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Dernière modification : 22-03-2007 23:39
 
Contenus : Association Technopol – Graphisme : Marie Heyndrickx – Technique : Antoine Librizzi
 
 
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