DJ Hell nous fout une bonne claque en deux volumes : une démonstration techno et quelques uns de ses meilleurs remixes. L'instigateur de la sape dans le milieu électronique n'est pas seulement un dandy amateur de créatures aux longues jambes mais un artiste.
DJ Hell "Misch Masch Volume 3é Fine / Nocturne
Cela fait désormais plusieurs années que la minimale sévit. Avec le premier CD de ce volume 3, qui a vu Tiefschwarz et Freeform Five, DJ Hell donne une certaine forme de leçon de musique sur les liens évidents entre les travaux des artistes de Detroit et la production électronique qu'actuelle notre Helmutt teuton préféré. Comment ne pas voir quelques liens entre l'unique tube minimale à avoir dépassé les frontières de l'ornière de la hype, Rej, et Theo Parrish ? C'est instrumental, la grosse caisse est lourde, illuminée par des charleys scintillants. La pop influence plus la minimale que la Detroit techno. Basta.
Chose que Hell embrasse à fond les ballons avec le deuxième volume. Il donne un cours de musique populaire, de Grace Jones au Pet Shop Boys (on savait notre ami assez proche de la culture camp) au travers des remixes qu'il a réalisés lui-même. Le choix est assez large et illustre bien que notre ami n'est pas encore à ranger au placard. Sa version du tube Never Be Alone de Justice vs Simian n'apporte pas grand chose à la choucroute, mais permet de le mixer au pic d'une soirée si vous êtes DJ.
En bonus, une vidéo illustrant le travail de remix de DJ Hell d'un morceau absolument fondamental pour tout fan d'electro : Warm Leatherette de The Normals. Ce morceau, qui casse encore la baraque dans toute sauterie fashionista, est l'unique (à ma connaissance) production du fondateur du label Mute (Depeche Mode).