|
|
|
|
|
|
|
|
|
Teknivals 2007 : opinion
L’Association Technopol interpelle les deux candidats à l’élection présidentielle et souhaite rappeler les enjeux fondamentaux liés à la culture électronique alors que se déroulent depuis vendredi 27 avril deux « teknivals ».
| |
|
|
| |

L’Association Technopol interpelle les deux candidats à l’élection présidentielle

L’un est « autorisé » et bénéficie d’un soutien logistique de l’Etat et l’autre est non autorisé. Le premier se nomme Festival des Cultures Alternatives et le deuxième Teknival des Insoumis : deux noms, deux démarches en quelque sorte mais toujours deux problèmes de fond.
- Le teknival ne représente pas l'ensemble de la scène électronique. Malheureusement le teknival fait peser sur l'ensemble de la scène une image qui ne correspond pas à la diversité des soirées et à la réalité des pratiques. Le teknival a beau être un événement exceptionnel, il marque l'esprit de l’opinion durablement (public, pouvoir public, médias…). La confusion entre raves, soirées techno, free parties et teknivals est réelle. Sur le terrain, les pouvoirs publics et les médias mélangent encore les termes. L’Association Technopol grâce à la collaboration avec l'Association des Maires de France et au Guide de la Fête * tente d’expliciter au mieux les terminologies, les différents types de soirées et les législations afférentes.
- le teknival symbolise à lui seul la politique incohérente de l’Etat.
Technopol ne peut que déplorer cette politique qui, d'un côté encadre logistiquement le teknival, mais qui par ailleurs ne facilite pas les autres types de soirées, notamment celles de moindre ampleur, et surtout les soirées légales !
Quelle raison de déclarer une soirée et de satisfaire aux innombrables règles de droit fiscal et social français quand on risque une annulation à tout moment ? Ne semble-t-il pas plus simple de demander un terrain réquisitionné par le Ministère de l’Intérieur ? L'Etat doit pouvoir répondre à cette question autrement que par cette réponse : « tant que vous n'êtes pas un trouble à l'ordre public, ce n'est pas notre problème ! ».
La 3ème édition du festival de l'association grenobloise Hadra, prévue début juillet prochain, ne dispose toujours pas de lieu. Alors que ce festival est légal et déclaré, il semble que les organisateurs ne bénéficient pas du même traitement de la part des autorités, préfecture et collectivités territoriales. Le festival Hadra doit-il se revendiquer « teknival » pour être entendu ? Quitte à aller contre ses convictions citoyennes et professionnelles ?
La culture électronique doit vivre toute l'année et ne peut pas se résumer aux teknivals ou même à la Techno Parade !
Technopol a toujours privilégie la concertation avec les pouvoirs publics et a participé depuis 2002 à de nombreuses réunions avec Nicolas Sarkozy, lorsqu’il exerçait les fonctions de ministre de l’Intérieur et l’a également accueilli sur le site de montage de la Techno Parade en septembre 2002. L‘association demande à nouveau que soit garantie la faisabilité des manifestations légales afin de permettre une scène diverse et le développement d’une économie culturelle en crise. Les réponses des deux candidats au questionnaire de Technopol, disponibles sur le site www.technopol.net, montrent par leur qualité de nombreux points encourageants pour l’avenir de notre esthétique musicale.
L’Association Technopol qui place au cœur de ses missions l’artiste et les acteurs des musiques électroniques demande donc aux candidats de s’engager clairement en faveur des organisateurs qui ont choisi la voie de la responsabilité afin qu’ils puissent exercer leur métier.
* Guide de la Fête
Pour consulter les réponses au questionnaire Technopol et compte rendu vidéo de la conférence Politique Culturelle du 13 avril 2007.
|
|
|
|
|
|
Dernière modification
:
01-05-2007 14:50
|
|
|
|