
Nuits Sonores : 5e édition vue par C Vix-Gras
Avec un bilan de fréquentation de plus de 48 000 personnes, Nuits Sonores s'impose encore en France.
Le reportage de Qwartz ici
Mercredi : Wir Tanzen Konzentriert
    
Il pleut sur Lyon, qu'on se le dise. En 2006, le temps était au rendez vous et on a pu flânés légers dans les rues sonorisées, tripper avec Laurent Garnier à la piscine du Rhône et adorer la Sucrière, magnifique lieu industriel à la confluence de la Saône et du Rhône.
Bref, ce mercredi a été l'occasion d'halluciner sur l'installation de Mathias Delvaux, jeune musicien electro acousticien belge qui utilise des bagnoles de tuning comme source sonore : la réunion des amateurs de caisses customisées et de l'expérimental est saisissante. Une rencontre du 3e type en quelque sorte.
Les Subsistances sont le site principal des Nuits, c'est un ancien couvent du 18e transformé en friche culturelle. On a couru écouter Underground Resistance : Mad Mike fait dans le social et il le fait savoir. C'est un peu dommage que la musique ne soit pas revue et mise au goût du jour, cela rendrait leur prestation plus convaincante auprès des plus jeunes, qui ne connaissent pas les Red Planet et autres tubes UR.
Une vidéo de monstre japonais annonçant la fin du monde que prédit Mad Mike (UR).
Agoria a présenté son live. Cet excellent DJ et très bon musicien (son dernier album est une référence) est passé au live, et on sent qu'il reste fébrile, peut être un peu trop mal assuré sur le ton à prendre mais on apprécie grandement les morceaux. Il faut simplement un peu plus de liant et de développement.
Cette vidéo permet de constater le traitement lumière & vidéo de la salle principale des Subsistances.
Mention spéciale à :
Audion aka Matthew Dear : dixit Rémi c'est de la balle, et c'est un des meilleurs lives techno du moment, subtile et tribale
Stereo Total : "Wir tanzen konzentriert", la chanteuse (française qui parle allemand) a eu le fin mot du jour.
Jeudi 17 mai 2007

Ratage total de LITTLE LOUIE VEGA qui nious faisait l'honneur d'un set encyclopédique. Il était prévu dans un jardin, mais l'averse persistante a poussé l'organisation à délocaliser le nuyorican au Transbordeur et je n'ai pas eu le courage d'y aller, d'autant plus que bien trop de monde voulaient y aller et que je sentais la galère.
Après une après midi d'exposant aux côtés de Katapult, direction ARCHITEKTURE SONORE # 5_DRIVE-IN avec le collectif Architek qui a investi le Garage Citröen (35, rue de Marseille - Lyon 7e - www.asso-architek.com). C'était la RAVE ! Pas de doute, on était dedans jusqu'au cou. Like Vibert mixait un savant mélange de bleep à la LFO et du drill'n'bass le plus schyzo, c'était jouissif au possible et on se prend à aimer de la bonne tek déjantée aphex twinesque.
 
Beaucoup d'autres événements avaient lieu au même moment, impossible de tout dire…
Vendredi 18 mai
Katapult a pris le sound control de la galerie des Terreaux. J'ai entendu de très jolis morceaux bien mixés, d'abord Laetitia qui a ressuscité la deep house de New York avec quelques bombes à la Kerri Chaoz Chandler, puis d'autres artistes du collectif comme Mikaël Weil et Ark qui a offert une prestation déboutonnée et endiablée.

Il faut saluer l'initiative des Enfants de la Techno, enmenée par Patrice Mourre (un des membres fondateurs de Technopol et qui a hébergé le premier siège social de l'association Technopol, lyonnaise à ses débuts). Ce sound system a été réalisé pour récolter des fonds au profit d'Action Contre la Faim et ils sont repris le slogan de la Techno Parade 2006 "Monte le son contre la faim !". Merci à tous les artistes.
La Nuit 3 aux Subsistances a été l'occasion d'entendre quelques groupes de krautrock et rock expérimental des années 80 comme Violent Femmes ou FM Einheit, mais surtout d'apprécier Apparat et Loco Dice qui s'inscrivent dans une démarche rayonnante. Soit tout le contraire d'un Damian Lazarus qui avait du apprendre une mauvaise nouvelle, et je n'ai pas tenté Ellen Allien, qui me déçoit à chaque fois depuis que je l'ai découverte en 2002 à Villette Numérique. Par contre, quel dommage de rater Miss Kittin.
Sinon, les filles enragées de Chicks on speed ont vraisemblament réussi leur opération de promotion de la culture germanique avec le Goethe Institut dans la salle du Hangar.
Samedi 19 mai
Le Village Mixmove ne résiste pas au retour du soleil, au son trop fort de certains lives et à l'absence de wi fi pour les exposants. On quitte le navire pour manger des glaces avec nos amis de Be Radio qui ne pouvaient plus retransmettre le son de la scène après 18h, ce qui fait qu'on a raté Wumm, jeune formation acoustique / machines qui a joué à 19h.

Pour ne pas le rater, écoutez son live !
Pas de retour non plus de la dernière Nuit aux Subsistances. Trois jours de festival, ça suffit, vu tout le taf qu'on a avec la Techno Parade.
www.nuits-sonores.com
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