
Technopol Mix 113 | Franssouax
Pour ce 113ème Technopol Mix, c’est Franssouax qui prend les platines et nous livre un set puissant et imprévisible, fidèle à son style hybride. Oscillant entre brazilian funk, raptor house signée DJBaba, sonorités bass et latin progressive, il propose une heure d’énergie brute, taillée pour le club.
Franssouax a fondé Menace Progressive : le collectif qui fait vibrer les nuits parisiennes et les ondes de Rinse France, en programmant des artistes porté·es par une expérimentation radicale des scènes club underground, dans la continuité de l’identité musicale qu’il défend lui-même.
Fortement inspiré par la queer culture et des collectifs comme NAAFI ou GHE20G0TH1K, il brouille volontairement les frontières des genres pour proposer des sets où la surprise est constante et où l’énergie du dancefloor se conjugue à une vision inclusive et libératrice de la fête.
Qu’as-tu préparé pour ce podcast ? Peux-tu nous dire quelques mots sur ta sélection ?
J’avais envie de faire un set qui me ressemble : un condensé d’énergie pensé pour le club, oscillant entre brazilian funk énervé, bass et raptor house, une scène vénézuélienne que j’affectionne particulièrement. On peut y entendre des artistes comme Amor Satyr, DJ Baba, Resla ou Burna. J’ai aussi tenu à glisser l’edit de Crime Mob signé DJ FREEDEM, un morceau que je prends beaucoup de plaisir à jouer en ce moment.
Pourrais-tu nous parler un peu du contexte dans lequel tu as créé ce podcast ? Y avait-il des émotions spécifiques que tu voulais transmettre ?
J’aime créer des sets où la surprise est constante, où l’on ne sait jamais quel morceau va surgir. J’ai toujours exploré de nombreux styles musicaux et je tenais à proposer quelque chose de puissant pour ce podcast.
Peux-tu nous parler de tes premières rencontres avec la musique, et de la façon dont l’électronique s’y est imposée ?
Comme beaucoup, je pense que j’ai été marqué par le premier album de Justice et ceux de Daft Punk. Mais c’est surtout grâce à Marble, Sound Pellegrino ou Bromance que je me suis vraiment plongé dans la musique électronique. Je me souviens aussi des premiers projets d’Evian Christ ou Sinjin Hawke qui m’ont fortement impressionné quand j’étais encore au lycée.
Ensuite, avec l’arrivée de SoundCloud, j’ai découvert des labels comme NAAFI, Staycore ou GHE20G0TH1K, qui ont eu une influence profonde sur ma vision en tant que DJ. On retrouve clairement leurs traces dans mes sets, notamment dans ma façon de mélanger musiques électroniques et sonorités reggaeton ou queer culture, par exemple.
Quels ont été les temps forts de ta traversée dans le monde de la musique ?
Avant tout, ce sont les connexions et les rencontres que j’ai pu faire. Grâce à la musique, j’ai eu l’occasion de croiser énormément de personnes au fil des années, et certaines d’entre elles comptent aujourd’hui parmi mes amis les plus proches. Quand on partage les mêmes valeurs, la même passion et les mêmes goûts, quelque chose se crée naturellement.
Quels sont tes projets à venir ?
Avec Menace Progressive, nous allons sortir notre première compilation à l’automne. Cela faisait un moment que j’avais envie de travailler sur un projet qui dépasse le format soirée, quelque chose qui s’inscrit dans le temps. On y retrouvera des artistes dont j’aime le travail, mais aussi des amis proches. L’idée était de concevoir une compilation fidèle à l’identité sonore de Menace Progressive et les line-ups que j’essaye de proposer. Je suis vraiment impatient que ce projet voie le jour. J’y sortirai aussi mon premier morceau, et une release party est bien sûr prévue.
C’est en même temps un projet très personnel : la compilation aura un but caritatif, afin de récolter des fonds pour une association. J’ai perdu une amie des suites d’une leucémie l’hiver dernier, et il me tenait à cœur de lui rendre hommage à travers cette initiative. Elle aimait énormément danser, sortir en club… je sais qu’elle serait fière de ce projet.
Comment appréhendes-tu ta performance de demain?
Ce que j’aime avec la pratique du Djing c’est qu’elle évolue au fil du temps, on ne joue jamais les mêmes trucs. Parfois je vais jouer plutôt jersey, parfois plutôt reggaeton. Cela dépend de ce que j’écoute, des soirées où je suis programmé. J’aimerai continuer à me focus sur ma pratique de la production musicale et à continuer à pouvoir m’éclater en tant que DJ.