Technopol Mix 128 | Antilogic
DJ et productrice depuis 2019, Antilogic nous plonge dans des sets inspirés de son passé à Tahiti, à travers une énergie entraînante et sans barrières, au rythme de genres divers tels que la bouncy break, la baltimore Club, le baile funk ou encore la deconstructed club. Résidente du collectif Vilaines Teufs et Tsugi Radio, il est très important pour elle de mettre en lumière les artistes queer et populaires de la musique électronique. Ce podcast est une invitation au voyage et à la danse.
Peux-tu nous parler de tes premières rencontres avec la musique, et de la façon dont la musique électronique s’y est immiscée ?
Une partie de mon adolescence s’est vraiment construite en traînant énormément sur internet et en rencontrant des communautés très attachées aux musiques électroniques. J’ai pu découvrir Aphex Twin et tout un tas d’artistes super chouettes. C’est une fois arrivée à Tahiti pour le lycée que j’ai découvert le sens de la fête, la danse et le mix. À ce moment-là, j’ai compris que ça allait devenir quelque chose de très important pour moi.
Y a-t-il un titre qui t’a marquée dans ce mix et que tu aimerais partager avec nos lecteurs ?
Il y a une track que je voulais absolument mentionner : Spell on You de Dave Nada, sortie sur T&A Records. Je l’ai redécouverte il y a quelques semaines grâce à un ami qui collectionne des vinyles de Chicago House et de Baltimore Club.
Dave Nada, c’est un DJ et producteur qui mixait du Bmore Club aux US dans les années 2000. Après plusieurs années, il a créé un genre musical appelé la Moombahton, un genre qui a ensuite permis au Deck d’exister.
Le Deck étant un sous-genre du Moombahton créé par les Tahitiens il y a une quinzaine d’années. Dans toute cette histoire, je trouve fascinants les ponts entre les genres musicaux et les différentes cultures.
Quels sont tes projets à venir ?
En ce moment, j’essaie de me reconcentrer sur la production. Beaucoup de gens ont pu le voir, mais on travaille dur avec Swooh sur un beau projet, et j’ai très hâte de dévoiler la suite.
Un endroit où tu rêverais de jouer ?
J’ai eu la chance d’aller à Essaim il y a quelques mois et je suis tombée amoureuse du lieu : l’ambiance, le soundsystem, les gens… J’aime particulièrement les formats longs en DJ set, donc je pense que j’aurais beaucoup de choses à raconter là-bas.
Dans tes productions et tes sets, qu’essaies-tu de transmettre à ton public ?
Dans mes productions et mes sets, j’essaie toujours de trouver le twist qui va faire que les gens ne s’y attendent pas. J’essaie du mieux que je peux de surprendre et d’aller dans tous les sens. J’aime tellement de styles musicaux différents que je me sens obligée de tous les mettre.