Technopol Mix 125 | Shfoosja

DJ et productrice émergente basée à Paris, la pratique de Shfoosja est profondément ancrée dans les sonorités UK, avec une attention particulière portée à la jungle, la drum & bass, le deep dubstep et la UK bass. Elle aborde le DJing comme une manière de construire des narrations en sculptant soigneusement l’intensité et les dynamiques, et en jouant sur les contrastes et les variations d’atmosphère.
En parallèle du DJing, ses productions lui permettent d’affirmer une identité sonore plus personnelle explorant les breaks, les rythmiques jungle et un sound design ludique.

 

Quels ont été les temps forts de ta traversée dans le monde de la musique ?

La scène Ed Banger à été mon ouverture vers la musique électronique. Je suis allée voir Mr Oizo aux Transmusicales 2009 à Rennes (mon tout premier festival). J’ai été prise en photo lors de ce festival. 14 ans plus tard, cette photo s’est retrouvée en couverture de Society.

Un autre souvenir qui restera gravé et le festival Outlook en Croatie et mes premières soirées drum & bass au Pays Bas.

 

Outre la musique, as-tu d’autres intérêts et passions ? Comment te trouves-tu et te déconnectes-tu ?

Je suis plutôt manuelle. J’aime construire des meubles, dessiner et créer des bijoux.

J’ai besoin de quelque chose qui me permet de déconnecter et j’avoue que le bricolage à un aspect thérapeutique sur moi.

Sinon, le sport fait partie intégrante de ma routine et ce même avant mes gigs. Il me donne de l’energie.

 

Un festival où tu rêverais de jouer ? Un label avec qui tu aimerais collaborer ?

J’aimerais beaucoup jouer au festival Outlook. Comme je le disais, c’est ce festival qui m’a vraiment donné envie de me mettre au DJing, d’abord dans ma chambre – d’où mes “Bedroom Sessions”, où j’invite régulièrement des artistes à mixer en B2B chez moi, en live.

Le label sur lequel je rêverais de sortir serait Super Sonic Booty Bangers. J’adore leur direction artistique et les artistes qu’ils accompagnent notamment Samurai Breaks, que j’ai vu jouer plusieurs fois et dont j’adore les tracks.

Côté collectif, Keep Hush m’inspire énormément. J’adore l’énergie de leurs sets et l’ambiance qu’ils ont su créer. J’ai découvert beaucoup d’artistes grâce à leurs vidéos.

 

Si tu devais changer ou améliorer quelque chose sur notre scène, qu’est-ce que ce serait ?

Je pense qu’il faut continuer à travailler sur l’inclusivité.

C’est d’ailleurs pour ça que j’ai cofondé le projet Drusba avec la DJ Maggie : il s’agit d’un projet qui a pour but de mettre en avant les femmes et les minorités de genre dans la bass music.

En France, la scène reste encore très masculine et il est important pour nous de créer plus de visibilité pour les artistes sous-représenté·es.

Notre projet est aussi centré autour du B2B, pour favoriser les rencontres et les connexions entre artistes et collectifs.

 

Plutôt peak time ou closing ? Pourquoi ?

Je suis un peu abonnée aux closings et j’aime ça. J’ai l’impression d’avoir plus de liberté et moins de pression, puisque mon set n’impacte pas celui d’un DJ après moi.

Mais j’adore raconter une histoire : commencer plus calmement, puis aller vers des choses plus rapides et plus intenses. C’est quelque chose que je peux faire plus facilement dans des podcasts ou des sets radio.

 

Y a-t-il un titre qui t’as marqué dans ce mix et que tu aimerais partager avec nos lecteurs ?

Sleepwalking de Miraki, c’est la première fois que j’arrive à le jouer dans l’un de mes sets, je l’aime beaucoup et il a une place particulière car il m’a accompagnée pour m’endormir pendant des années.

 

Quels sont tes projets à venir ?

Dans les prochains mois, j’ai plusieurs sorties de prévues dont un remix de Sainte Victoire et une deuxième collaboration avec Pinktaste.

Ensuite je collabore avec Tom Oakley sur plusieurs tracks jungle / happy hardcore.

J’ai aussi commencé à faire de mes Bedrooms Sessions un rendez-vous régulier sur Twitch.

#Retrouvez-nous sur Instagram