PREMIERE | Geoglyph – The Seed [Organic Signs]

Projet commun d’Alohn et Khey Mysterio, le duo Geoglyph est né d’une connexion créative immédiate et d’un goût partagé pour les territoires psychédéliques des musiques électroniques. Entre dub, bass music et techno minérale, leur musique se construit comme une exploration sensorielle, faite de textures profondes, de basses abyssales et de sonorités organiques. Leur premier EP, Hidden Frequencies, à paraître sur le label espagnol Organic Signs, esquisse une cartographie sonore où mysticisme et science-fiction se rencontrent.

 

Pour celles et ceux qui vous découvrent, pouvez-vous vous présenter ?

Geoglyph est un duo qui explore les territoires des musiques électroniques psychédéliques, de la trance au dub et à la bass music. Alexis (Alohn) est basé à Paris, tandis que William (Khey Mysterio) vit quelque part dans la forêt de Fontainebleau.

Nous avons chacun nos projets solo, mais Geoglyph occupe une place centrale dans notre quotidien créatif depuis un peu plus d’un an.

 

À quel moment le choix de créer un duo est-il devenu un projet musical à part entière ?

Tout a commencé avec Exuvie, un morceau composé ensemble pour l’EP solo de William sortie sur le label Lithuanien Electric Shapes.

La connexion a été immédiate, très fluide, presque évidente. Nous avons continué à travailler ensemble sans réellement nous poser la question, et peu à peu, les morceaux se sont accumulés. Une direction artistique claire s’est dessinée, portée par une manière de travailler instinctive, et par une envie commune d’explorer plus loin.

On part souvent d’une intention assez précise, mais le processus nous amène ailleurs. On écoute beaucoup de musique, on cherche des sons, des boucles, on triture des samples à l’aide de machines électroniques ou de séquenceurs analogiques.

L’imprévu fait partie intégrante du processus. Et surtout, on prend énormément de plaisir à créer ensemble : le dialogue est constant, le terrain d’entente se trouve naturellement. Le partage est au cœur de notre démarche.

 

Concrètement, comment se passent les étapes de production d’un EP quand on est deux ?

Il y a des sessions en commun, mais aussi des phases où chacun travaille de son côté sur certains éléments. En général, on construit une première version ensemble, puis on laisse passer un peu de temps. Cette distance permet à chacun de préciser ses intentions, d’affiner les textures et les équilibres, avant de tout rassembler.

On s’envoie aussi beaucoup de musique, des références qui nourrissent notre imaginaire et que l’on essaie ensuite de transposer à notre manière. Ce dialogue permanent alimente fortement le processus créatif.

 

Votre premier EP sort le 12 mars sur le label Organic Signs. Comment cette collaboration est-elle née ?

Nous suivons Organic Signs depuis les débuts et partageons beaucoup de sensibilités musicales avec Alexandro, aka Jam Swam, le fondateur du label. Il y a une vraie proximité artistique. Alexis a d’ailleurs sorti un EP solo sur 95 Open Tabs, un label espagnol proche d’Organic Signs et également impliqué dans l’organisation du festival Refractor.

Assez naturellement, Organic Signs s’est imposé comme la plateforme idéale pour ce projet. Ce sont de vrais passionnés, et travailler avec eux a été une évidence.

 

Qu’avez-vous voulu raconter à travers Hidden Frequencies ?

Cet EP est une sorte de cartographie de nos influences. On y traverse des atmosphères ambient, des rythmiques dubstep ou deep techno, avec des touches trancy et industrielles. L’ensemble évolue dans une ambiance à la croisée du mysticisme et de la science-fiction.

Les morceaux sont souvent enveloppants, avec des basses et des rythmiques qui émergent d’un halo sonore composé de bruits d’insectes, de sirènes lointaines, de guitares saturées et de voix distordues, presque fantomatiques.

Le nom Geoglyph reflète bien cette dualité : quelque chose de profondément terrestre, ancien, mais tourné vers l’espace et l’invisible.

 

Vous sortez aujourd’hui la track The Seed. Pouvez-vous nous en dire un mot ?

The Seed est né d’une envie très claire de rendre hommage au stepper, une esthétique dub que nous avons beaucoup explorée, notamment à travers la scène toulousaine — dont est issu William — autour du Comité des Fêtes, de Son du Maquis ou encore Jan Loup.

La structure est volontairement simple et efficace : une rythmique droite en 4/4, une basse très subby, un tempo rapide pensé pour le dancefloor. Mais on y a injecté notre touche psychédélique, en samplant des cris de dinosaures et en cherchant un skank un peu déviant. C’est un morceau brut, sans fioritures, pensé pour le mouvement.

 

 

Et pour la suite ?

De nouveaux morceaux sont déjà en cours de création et esquissent les contours d’un futur projet. En parallèle, nous travaillons activement à la préparation de notre live set, pour prolonger l’expérience Geoglyph sur scène.

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