Technopol Mix 132 | Tom Manzarek

Tom Manzarek, producteur et dj basé à Montpellier nous propose un podcast représentant ses inspirations du moment, mêlant house, broken beat, et principalement dub dans une ambiance chaleureuse et deep. Son identité se définit par l’éclectisme puisqu’il trouve ses inspirations dans différents endroits du globe : des sons britanniques comme le broken beat ou la grime mais aussi des sons caribéens avec le dub et le zouk. Vous l’aurez compris, Tom Manzarek aime mélanger les genres et c’est d’ailleurs ce qu’il met en avant chez Piñata radio dont il est à l’origine, qui est une plateforme en ligne diffusant des artistes du sud de la France et du monde entier depuis 2018. Il a également lancé son propre label Plaisance Records en 2021.

 

Peux-tu nous parler de tes premières rencontres avec la musique, et de la façon dont la musique électronique s’y est immiscée ?

J’ai eu la chance que mes parents m’inscrivent à des cours de piano quand j’étais petit. Ça a été mon premier contact avec la musique, dès le plus jeune âge, et c’est sans doute ce qui a défini la suite, le moment où j’ai compris que je voulais que la musique occupe une place centrale dans ma vie. J’ai ensuite joué dans plusieurs petits groupes, participé à des jams et fait quelques représentations. C’est au lycée que je me suis davantage tourné vers la MAO. J’ai commencé à produire pour des potes qui rappaient, et j’ai tout de suite été attiré par le côté beat/instrumental et toutes les variantes qui en découlent. L’âge d’or de SoundCloud, la beat scene des années 2010 et l’émergence de collectifs comme Soulection m’ont énormément marqué. Puis, lorsque j’ai commencé à tourner mon regard vers l’Angleterre, mon inspiration a pris un tournant décisif. Broken beat, grime, dub, dubstep… La manière dont ces musiques ont évolué, leurs multiples ramifications et l’héritage de genres plus anciens qu’elles portent en elles, je trouve ça fascinant.

 

Qu’as-tu préparé pour ce podcast ? Peux-tu nous parler un peu de ta sélection ?

C’est une sélection assez naturelle de morceaux que j’adore en ce moment ou qui m’accompagnent depuis quelque temps. Le rendu final du mix est assez représentatif de là où j’en suis aujourd’hui. Quelque part entre la house, le broken beat, mais avec une très forte présence du dub. On reste dans des sonorités chaleureuses et deep, avec des pads et des keys très présents, beaucoup de cuts de voix et des basses bien « soundsystem ready » haha. J’y ai aussi glissé quelques morceaux inédits et des exclus d’amix, ainsi que de moi-même.

 

En tant qu’artiste, comment souhaites-tu évoluer dans les années à venir ? Y a-t-il un nouveau moyen d’expression artistique que tu aimerais utiliser ?

J’aimerais m’orienter vers une formule un peu plus live. J’ai eu l’occasion de tester un format semi-live avec la SP-404 en mai dernier, au Point Éphémère, avec Piñata Radio. J’ai adoré l’expérience et j’aimerais vraiment développer cet aspect-là. Je sais que ça demande beaucoup de temps, mais j’ai l’impression que ce pourrait être la prochaine grande étape de mon projet, une évolution qui me permettrait d’assumer davantage ma propre musique et de lui donner une place encore plus centrale dans mes performances.

 

Pourquoi es-tu résident chez Piñata Radio ? Quels sont les traits et les valeurs qui sont similaires aux tiennes ?

Warm-up! haha. Même si on apprécie tous de jouer en peak time, j’adore avoir trois heures devant moi pour construire une ambiance progressivement. Pouvoir installer quelque chose sur la durée et amener le public exactement au bon niveau d’énergie pour le DJ suivant, c’est un exercice que je trouve vraiment passionnant.

 

Plutôt peak time ou closing ? Pourquoi ?

J’ai un été bien remplie entre des festivals comme le roi Arthur et des open air jusqu’à fin août. À la rentrée en septembre j’ai ma deuxième release sur une VA d’un chouette label Brestois. Je suis aussi en préparation d’un workshop de Dijing pour l’automne et pense à la curation de ma prochaine soirée Selector (c’est un format que j’ai commencé en janvier dernier) !

 

Tu as récemment sorti « One Shot », un nouvel EP. Comment cet EP a-t-il vu le jour et que signifie-t-il pour toi ?

Mon dernier EP, One Shot, s’inscrit dans la continuité de ce que je développe depuis Easy Dubz, sorti en 2024. Je continue d’explorer des sonorités fortement inspirées du broken beat et du dub, tout en les associant à une approche plus instrumentale et orientée club. J’essaie de pousser mon son toujours plus loin, tout en respectant et en rendant hommage aux scènes, notamment londonienne et britannique, qui m’inspirent depuis longtemps. C’est un EP qui représente assez bien l’endroit où j’en suis aujourd’hui, autant dans mes influences que dans la direction que j’ai envie de donner à mon projet.

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