La Nature Festival : à la recherche d’une autre forme d’expérience
La route vers un bon événement n’est jamais très loin mais pas toujours facile à trouver. Heureusement, Technopol vous indique le chemin. Des présentations au concept, en passant par la programmation et ce jusqu’au public : tout pour savoir où vous mettez les pieds. Bienvenue dans notre focus événement.
Loin d’un paysage où les formes habituelles de festivals annoncent plus prématurément leur programmation, au beau milieu de la forêt de La Baraque de Fraiture, dans la commune de Vielslam en Belgique, le collectif NoName propose un concept totalement éloigné. À La Nature Festival, le line-up est dévoilé sur place et ce concept, qui perdure depuis maintenant 16 années, est en effet aussi solide que le public qui s’y rend pour y vivre une expérience communautaire, basée sur la découverte et l’immersion.
Derrière ce projet, le collectif belge NoName qui anime la scène alternative depuis plus de vingt ans maintenant. C’est la voix curatoriale centrale du festival, constitué de passionné·es de musique électronique. NoName ne se suffit pas à l’activité de son festival, le collectif possède aussi le label Fleur Sauvage, produit le festival Hors Piste, programme dans des clubs et sites industriels au fil de l’année en Belgique, sans oublier la coordination d’une communauté d’artistes à travers leur site noname.community. Vous l’aurez compris, ce collectif a pour vocation de partager, réunir, connecter les acteur·rices de la musique électronique.
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Ce séjour est une invitation à se connecter à ce qui est autour de soi : l’humain et la nature, en proposant une expérience différente où la curiosité entraîne à la découverte de l’inexploré, de l’émergence et de la connexion.
Le site a pour vocation de rester dans un minimalisme et une occupation limitée de la forêt afin de permettre une connexion multidisciplinaire et communautaire. Il est composé de cinq scènes dédiées à des performances live immersives, des concerts acoustiques ou à des ateliers. Le travail de la scénographie est une partie intégrante puisque l’organisation n’a pas défini de thème dans le but de laisser place au concept de liberté. Pour ce faire, NoName lance un appel à projets pour se repositionner et s’éloigner de la thématisation. Il est possible pour des artistes extérieur·es de proposer des performances artistiques et installations en cohérence avec l’univers du festival avec pour critère : offrir une forte qualité immersive et/ou interactive.
“Le vide fait pleinement partie de la composition” : NoName fait appel à l’émergence de la direction artistique ancrée dans la continuité, en symbiose avec la nature dans une simplicité exigée. Tout ça dans une suggestion de mouvement et à la fois d’immobilité en mettant en place des tissus, des matériaux bruts, des suspensions,… laissant aussi la nature décider des couleurs, de l’atmosphère et invitant la communauté à faire du son une architecture.

Cette année, les festivalièr·es se laisseront donc porter par l’univers de 8 curateur·rices à qui le festival accorde une confiance aveugle dans leurs décisions de programmation avec un point d’honneur sur le principe de communauté. Cet ensemble est constitué de collectifs, labels, artistes, les voici :
Crépite : Collectif fondé en 2015 oscillant entre Paris et Berlin. Ses co-fondateurs mêlent melodic techno, slow house, downtempo à des basses percutantes de tous genres, à travers leurs soirées régulières et leur série de compilation Curated Feelings.
Dub&Dal : Collectif berlinois connu pour sa culture soundsystem, son héritage sud-asiatique. Il mettra l’accent sur les espaces bercés par la côté communautaire, soulignant la réinterprétation féminine du soundclash jamaïcain sous le format Soundmash.
Katatonic Silentio : Artiste turinoise Mariachiara Troianiello, résidente LaNature, à la croisée de la musique électronique, des arts vivants et des études sonores. Elle propose des sets allant de la musique concrète, l’ambient et le spoken word à la techno, la drum and bass et les rythmes club leftfied.
Maloca : Communauté mondiale et label de musique électronique bruxellois fondé par Le Motel en 2020. Il a pour volonté de créer des ponts entre éléments organiques, électroniques et acoustiques et entre scènes locales et influences globales.
Moojo : Collectif qui assure la curation de l’espace diurne dédié au bien-être du festival avec des takeovers matinaux, sets ambient, rituels cacao, yoga, sound healing et ateliers où le son, le corps et l’intention se rencontrent.
RebelUp : Collectif, dj et label bruxellois avec pour devise : des sons des undergrounds du monde mêlant musiques traditionnelles contemporaines et électroniques du Ghana, Mexique, Tunisie, Irak, Maroc, Pérou, Brésil, Sénégal, Burkina Faso et de la scène diasporique bruxelloise. Le collectif anime des émissions radio sur Radio Campus Bruxelles, Bruxelles, Kiosk radio et BRUZZ et assure la curation de scènes lors de nombreux festivals belges et internationaux.
Simon Médard : Artiste pluridisciplinaire liégeois : artiste visuel, VJ, animateur au studio Camera-etc, scénographe et musicien au sein du collectif La Montagne Ludique. il est co-curateur de la scène Hypnose Room sur le site de La Nature, proposant des sessions d’écoute immersives et spatialisées.
Whispering Signals : Label dirigé par l’artiste berlinois Daniel Danieli, résident de LaNature et membre de l’équipe. Il propose de la techno profonde, hypnotique et de l’ambient. Le label publie des vinyles sur la série WHS et de l’ambient digital, à travers HOWLONGISNOW et Schweres Wasser étant des sous-labels. techno profonde et hypnotique et ambient.
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